L'humidité, facteur aggravant du réchauffement climatique
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Des enfants se rafraîchissent à l'aide d'un brumisateur, au jardin Lecoq, a Clermont-Ferrand, Auvergne, le 10 août 2024.
Reuters
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Des enfants se rafraîchissent à l'aide d'un brumisateur, au jardin Lecoq, a Clermont-Ferrand, Auvergne, le 10 août 2024.
Reuters
[Article initialement publié le mercredi 31 juillet 2024 à 17h00 et mis à jour le lundi 12 août 2024 à 15h55] Les températures caniculaires, comme celles enregistrées lundi en France - 42 départements en vigilance orange ont été placés en vigilance orange par Météo-France -, illustrent la multiplication des vagues de chaleur en Europe, conséquence directe du réchauffement climatique.
Dans un rapport publié fin juillet, l'Organisation internationale du travail (OIT) a révélé que plus de 70% des travailleurs étaient exposés à un stress hydrique en 2020. Si l'Afrique, les Etats arabes et l'Asie-Pacifique sont les plus concernés, c'est en Europe de l'Ouest et en Asie centrale que les conditions de travail évoluent le plus rapidement. C'est d'ailleurs dans ces régions, comme en Amérique du Nord et du Sud, que les accidents du travail dus à la chaleur progressent le plus.
Ces dernières semaines, les records de températures ont fait l'objet de toutes les attentions, comme l'illustre la réunion organisée le 30 juillet par le Premier ministre. En revanche, il n'en va pas de même de l'humidité de l'air. Et pourtant, celle-ci rend la chaleur plus ou moins supportable, parfois mortelle. En effet, l'organisme humain dispose de deux moyens essentiels de se refroidir : par contact avec un air extérieur moins chaud que la température du corps (conduction), ou par évaporation de la transpiration.
Si la température approche ou dépasse celle du corps et si l'air est saturé d'humidité, ces deux moyens deviennent toutefois inopérants. Dès lors, le corps peut se réchauffer de +1°C toutes les 45 minutes et atteindre en quatre heures la température mortelle de 42°C.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Une température humide de 35°C n'existe encore que dans certaines régions (Asie du Sud, sud-ouest de l'Amérique du Nord, côtes moyen-orientales) et pour de courtes durées. Les modèles climatiques anticipent une multiplication de ces situations, en priorité dans ces mêmes zones, mais aussi plus largement en raison d'une évaporation accrue des océans et de la capacité d'un air plus chaud à contenir plus d'eau.
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