À Toulouse, le marché immobilier s’essouffle à nouveau
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Les prix de l'immobilier stagnent à Toulouse.
Rémi Benoit
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Les prix de l'immobilier stagnent à Toulouse.
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Alors que le marché de l’immobilier connaissait une timide reprise en Haute-Garonne sur la fin 2024, les chiffres, basés sur la totalité des ventes dans le département du 1er juillet au 30 juin 2025 dernier, déçoivent. Selon la Chambre des notaires qui dresse son bilan biannuel, les volumes des ventes sont aujourd’hui similaires à ceux d’il y a dix ans.
Tous bien confondus les ventes sont pourtant à la hausse (+6,8% soit 23 360 ventes) mais ont été condensées sur le dernier semestre 2024 et le premier trimestre 2025 pour revenir à la baisse dès le mois d’avril dernier. Sur le premier semestre, les ventes ont baissé de 24%, soit 10 100 ventes contre 13 260 l’année dernière. « Les chiffres avancés par les avant-contrats semblent confirmer cette tendance. Nous ne sommes pas vraiment optimistes sur un marché dynamique en termes de volume pour 2025 », s’inquiète Me Frédéric Giral.
Une activité « en dent de scie » selon Me Henri Chesnelong, qui concerne tous les types de biens : appartements anciens, neufs, maisons anciennes et terrains à bâtir. Si la chute du volume de ventes des appartements anciens est amortie au premier semestre 2025 (-5,2%), les appartements neufs connaissent une chute des ventes vertigineuse (-76,6%). Le chiffre peut s’expliquer par la fin du dispositif Pinel arrêté au 1er janvier dernier : « Il y a eu un engouement vers le neuf fin 2024 qui avait dopé les volumes et ça s’est arrêté brutalement en 2025 », explique les notaires.
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À noter que le marché des terrains à bâtir, en grande souffrance ces dernières années, subit toujours de plein fouet la crise immobilière : seulement 490 ventes ont été réalisées lors des six premiers mois de l’année. « Ce marché devient confidentiel en raison notamment des coûts de construction qui ont explosé (…) et un accès au crédit plus compliqué, notamment pour les primo-accédants jeunes qui étaient le cœur de ce marché », avance Me Frédéric Giral.
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