Le constructeur à l’ovale bleu stoppera en novembre la production de sa compacte Focus outre-Rhin, condamnant l'usine historique de Sarrelouis. Entre 2023 et fin 2027, il aura réduit de plus de 30 % ses effectifs européens.Ford n’arrête pas de réduire ses effectifs et de fermer des usines en Europe. Son site historique allemand de Sarrelouis, à la frontière française, va ainsi cesser sa production de véhicules en novembre prochain. Le constructeur américain vient également d’annoncer 1 000 postes en moins dans l’usine également allemande de Cologne. Au total, Ford a un plan en cours pour supprimer près de 9 000 emplois sur le Vieux Continent, pour des effectifs européens de 28 000 personnes environ (en 2024). Soit plus de 30 %.
Il avait déjà anticipé, en novembre 2024, 4 000 suppressions d’emplois en Europe entre la fin de l’an dernier et décembre 2027, principalement outre-Rhin et au Royaume-Uni, ses deux bases historiques sur le continent européen. 3 800 suppressions avaient en outre été programmées l’année précédente. Décidément.
Le groupe de Dearborn (Michigan) a une stratégie claire de réduction de son empreinte industrielle. C’est le constructeur ayant effectivement fermé le plus de sites en Europe. Après l’arrêt des fabrications en Pologne et au Portugal, Ford avait supprimé l’assemblage de véhicules utilitaires à Southampton (Grande-Bretagne) en 2013, puis stoppé son site phare de Genk (4 300 salariés) en Belgique fin 2014. Le site mécanique de transmissions à Blanquefort, près de Bordeaux (910 personnes en 2018), a pour sa part définitivement arrêté sa production en 2019, après 47 ans de fonctionnement. La firme à l’ovale bleu a ensuite suspendu en 2020 la fabrication de moteurs à Bridgend (1 700 emplois), au Pays de Galles.