Municipales 2026 : au Mans, Stéphane Le Foll favori à sa propre succession
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Stéphane Le Foll (PS) qs’apprête à briguer un nouveau mandat.
LTD/Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via Reuters Connect
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Stéphane Le Foll (PS) qs’apprête à briguer un nouveau mandat.
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Né au Mans en 1960, Stéphane Le Foll a parcouru tous les échelons du pouvoir : député européen, député de la Sarthe (sur les terres de François Fillon) et pilier du quinquennat Hollande comme ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. Mais c’est en 2018 que son destin s’est scellé localement lorsqu’il succède à Jean-Claude Boulard, décédé en cours de mandat.
Depuis, le « poids-lourd » de la politique a transformé son essai en 2020, remportant une large victoire (63,14 %) face à Marietta Karamanli. Pour 2026, il repart sous la bannière « Le Mans nous rassemble », avec une équipe qu'il prévoit de renouveler à environ 30 %. Il fait figure de favori à sa succession dans une ville ancrée à gauche depuis 1977.
Le style Le Foll, c’est avant tout une vision de l’aménagement urbain et de l’attractivité territoriale. Son mandat actuel est jalonné de réalisations concrètes. Stéphane Le Foll met en avant ses « Chronolignes » (bus à haut niveau de service) et l’allongement des rames de tramway. Mais le compte n'y est pas encore pour le schéma vélo.
Le réseau complet « Chronovélo » ne sera pas achevé avant 2030, une lenteur dénoncée par ses opposants. S’agissant des services, il a instauré la gratuité des musées depuis 2021, des transports pour les élèves et de l’accès aux médiathèques. Et deux maisons de santé pluriprofessionnelles ont vu le jour pour lutter contre la désertification médicale.
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Cependant, cette gouvernance est qualifiée de « féodale » par ses détracteurs. On lui reproche une gestion des grands travaux jugée « orgueilleuse », à l'image du chantier du Palais des congrès (85 millions d'euros) ou des nuisances liées aux travaux des Chronolignes. Sa rupture avec les Écologistes, exclus de la majorité un an après l'élection de 2020, reste également un marqueur de son exercice solitaire du pouvoir. Le dossier de la « Ville 30 km/h », un projet étudié dès la mandature précédente, a d’ailleurs totalement disparu des priorités après le départ des élus Verts.
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